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  • Eloïse Basille

Pourquoi continuer à avancer lorsqu’on navigue à vue ?

Lorsque l’on ne sait pas si ce l’on fait portera ses fruits, lorsque le doute s’installe quant à la pertinence de ce que l’on fait, avec éventuellement la peur de mal faire ou de recevoir des critiques, l’envie de ne rien faire se fait sentir.

Alors pourquoi continuer à avancer ?




Parce que l’inverse, laisser tomber, capituler ne me semble pas vraiment viable. Je vous parle ici d’abandon, pas de lâcher prise, ce qui serait une toute autre perspective : sortir du mental, du contrôle, de l’envie de faire à tout prix peut être une stratégie tout à fait intéressante. Se laisser aller à l’oisiveté est un parcours tout autre.


Ce que je vous propose aujourd’hui, c’est de retrouver le plaisir de faire.


Retrouver le plaisir de donner, de faire, simplement d’accomplir quelque chose, de créer, sans s’inquiéter du résultat de nos pérégrinations, ou de la manière dont elles seront perçues.

Comment se détacher de l’envie de réussir, d’obtenir un résultat satisfaisant ?

En se concentrant sur ce que l’on fait, sans s’attacher à ce que cela va donner, sans avoir aucune exigence, aucune attente, envers soi ou envers les autres, par rapport à ce qui va exister, suite à ce que vous avez fait.


Et comment trouver cette envie de faire, cet élan créatif ? En se focalisant sur le plaisir que l’on a à réaliser quelque chose. Cela peut être une création manuelle (un dessin, un meuble…) ou intellectuelle (une histoire, une invention…) ou artistique (une danse, une interprétation musicale…). Le goût de faire est parfois plus facile à trouver dans le domaine privé, et s’il on cherche à le retrouver, cela peut être une bonne porte d’entrée.


Dans le domaine professionnel, il y a une attente vis-à-vis du résultat, que l’on ne peut pas totalement exclure.


On peut cependant se replonger dans ce que nous aimons le plus dans notre travail


Dans mon cas, j’apprécie énormément de pouvoir explorer l’âme humaine, de comprendre comment les êtres fonctionnent, individuellement et en groupe. Lorsque je me connecte à cette exploration, alors elle se suffit en elle-même, elle me donne l’énergie et l’envie d’aller de l’avant, de découvrir et rencontrer de nouvelles personnes.


En se plongeant dans ce qui constitue le cœur de nos métiers, au-delà des tracas de la vie d’entreprise, des aléas de l’incertitude des marchés, du manque de visibilité pour poser des stratégies efficaces, nous pouvons toucher du doigt ce qui nous rend profondément vivant : l’envie d’entreprendre, de découvrir, d’expérimenter, de se surprendre, de rencontrer les autres, de se rencontrer soi au travers de toutes ces expériences.


Qu’est - ce qui vous amène de la joie dans votre métier ? Qu’est-ce qui vous donne envie de vous jeter à corps perdu dans un projet ? Est-ce l’excitation de la nouveauté ? Le plaisir de réaliser une tâche avec esthétisme ? Le défi intellectuel ? Le lien avec vos interlocuteurs ? Le sentiment que ce que vous apportez est utile ? La sérénité de maîtriser ce que vous faîtes ?


En se connectant à ce qui fait battre notre cœur, nous pouvons retrouver le plaisir de faire, et prendre du recul par rapport à ce qui nous démotive.


Si vous réalisez cependant que vous n’arrivez pas à trouver du plaisir dans votre métier, vous pourriez vous demander ce qui vous en empêche. Est-ce que vous manquez d’énergie car vous êtes accaparé par des soucis ? Est-ce que vous n’avez pas assez de soutien dans vos démarches ? Est-ce qu’il y a trop de routine dans ce que vous faites et pas assez de défi ? Ou au contraire trop de défis qui vous demandent constamment de sortir de votre zone de confort ? Êtes-vous dans un environnement bienveillant ? Une fois que vous avez identifié l’obstacle le plus important, vous pouvez vous atteler à le diminuer, le surmonter ou le contourner.


Pour retrouver l’envie de réaliser quelque chose, et de se réaliser, nous pouvons agir sur les moteurs de notre motivation et sur ses freins. Nous avons des facilités et des personnalités qui nous amène à nous concentrer plus sur nos freins ou nos moteurs pour avancer. D’autre part, suivant le contexte, nous aurons plus de marge de manœuvre pour agir sur l’un ou sur l’autre.


Et vous, comment voudriez-vous avancer aujourd’hui ?